L’Armagnac est un vin blanc de Gascogne distillé, chauffé dans un alambic armagnacais, puis vieilli en fût de chêne. On distille dans sa pureté, on n’ajoute rien. Voilà toute la grâce de l’Armagnac ! Laisser la nature et le temps agir.

Une eau de vie d’auteur

Patrick de Montal, propriétaire récoltant du domaine d’Arton, cultive avec le plus grand soin ses vignes, élève ses vins, les distille pour élaborer dans ses chais une gamme d’Armagnacs à la rondeur et au velouté inédits. Voluptueux, très aromatiques, ils redéfinissent les territoires gustatifs de l’Armagnac. Leur singularité impose le Haut Armagnac comme une terre d’innovation.

Terroirs et appellations

La Gascogne, province située entre l’Atlantique, les Pyrénées et la Garonne – les gardiens d’un riche patrimoine gastronomique – est le berceau de l’Armagnac, la plus ancienne eau de vie de France, la merveilleuse production d’un territoire unique. Celle de la région Armagnac ! 

Reconnue AOC depuis 1936, celle-ci s’étend sur le département du Gers, l’Est des Landes et le Sud du Lot-et-Garonne. La diversité de ses sols est à l’origine d’une subdivision en trois terroirs à l’identité distincte, trois sous-régions de production instituées par le décret Fallières en 1909. 

A l’Est, le Haut Armagnac, ou « Armagnac Blanc », un paysage de collines calcaires qui réfléchissent la lumière. Légèrement en altitude, cette région est la plus étendue des trois, mais la moins plantée. Les vignes y sont clairsemées, les producteurs y sont rares, ce qui en fait la région de production la plus confidentielle. Le sol est dur à travailler. Composé d’argile et de calcaire (peyrusquet), il produit une eau de vie légère à la saveur florale vive. Un diamant brut !

Au centre, la Ténarèze, traversée par un chemin de crête attribué à Jules César. Son sol de limon (boulbène), d’argile et de calcaire (terrefort) donne une eau de vie riche et corsée qui atteint sa maturité après un vieillissement prolongé. 

A l’Ouest, le Bas Armagnac, ou « Armagnac Noir », un paysage de collines recouvertes de forêts de petits chênes. C’est la région la plus plantée, et la plus connue, car ses vignes ont survécu aux ravages du phylloxera au tournant du XXème. Son sol pauvre et acide composé d’argile, de silice et d’éléments ferrugineux, dit de « sables fauves », produit une eau de vie légère et fruitée.

L’appellation simple « Armagnac » désigne un assemblage de deux ou trois sous-régions Armagnac, une appellation caractéristique des négociants.

Cépages

Dix cépages sont admis dans le décret de l’AOC Armagnac. 

Château Arton est élaboré à partir de l’Ugni blanc, le cépage de distillation par excellence, et du Colombard, un cépage local plus confidentiel. 

L’Ugni blanc donne des vins acides, peu alcoolisés, qui produisent, après distillation, une eau de vie fine de qualité.

Le Colombard, très prisé dans la vinification des vins de Côtes de Gascogne, se distingue, après distillation, par ses arômes fruités, citronnés  et épicés qui subliment les assemblages. 

Un peu d'histoire

De mémoire d’homme, la Gascogne est un pays de vignes ! On les retrouve représentées sur les mosaïques des villas gallo-romaines de la région. Le raisin y pousse en abondance et le vin est une activité agricole qui fait vivre le pays. 

La production d’Armagnac est attestée depuis 1310, date à laquelle Vital Dufour, prieur de la ville d’Eauze, vante, dans un traité intitulé « Livre très utile pour garder la santé et rester en bonne forme » conservé au Vatican, les mérites d’une eau de vie connue sous le nom d’aygue ardente. L’Armagnac a fait son apparition grâce à la rencontre de deux civilisations : celle du monde arabe et de son alambic, et celle du monde chrétien et de ses moines planteurs de vignes. Il ne porte pas encore le nom d’aujourd’hui. Il est alors un remède d’apothicaires. 

En 1461 on le retrouve sur le marché de Saint Sever. Il est devenu une boisson que l’on apprécie pour ses qualités gustatives, une boisson baptisée « le merveilleux ». Historiquement, l’Armagnac est une eau de vie précieuse, élaborée en marge de la production vinicole de la région.

A la fin du XIXème, le puceron phylloxera dévaste les vignobles français, n’épargnant pas l’Armagnac, première région viticole de France. Il décime la Folle Blanche, le cépage historique de l’eau de vie régionale, mettant fin à l’âge d’or des campagnes gersoises. Les vignes du Bas Armagnac survivent car ses sols sablonneux sont une parade naturelle contre le ravageur. Celles du Haut Armagnac n’y résistent pas et disparaissent intégralement de la carte.

Patrick de Montal croit aux vertus de ce terroir oublié. Il est le premier en 1981 à replanter des vignes sur le plateau de Lectoure pour ressusciter l’Armagnac de la région. Retrouvant le fil de l’histoire, il redonne au Haut Armagnac ses lumières d’antan. 

  • Comment déguster nos Armagnacs ?

    Prendre le temps de déguster un Armagnac c’est voyager vers une terre d’histoire et de traditions. La Gascogne ! Un paysage de coteaux et de collines aux reflets d’or, de villages aux noms évocateurs qui rappellent la verve exubérante des Mousquetaires. 

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  • Le processus d’élaboration de l’Armagnac


    Les Armagnacs de Château Arton puisent leur puissance aromatique dans l’attention avec laquelle ils sont élaborés. De la vigne au vin et du vin à l’eau de vie, la filiation est cruciale, nous engageant saison après saison.  Exprimer le meilleur du terroir, veiller à sa plus parfaite expression, préserver les typicités de ses nuances : nous élevons nos vignes pour réaliser un très bon vin, même si ce vin est distillé, car la qualité du vin distillé détermine la qualité de nos Armagnacs.

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